
Le 17 avril 2009, par Tetiaara,
L’association des usagers TE TIA ARA apprend avec consternation la nouvelle mesure prise par le Gouvernement pour limiter les morts sur la route.
A l’instar de la mesure sur l’aménagement des bennes, les autorités centrales (Haut commissaire) et locales (Gouvernement) prèférent donner l’impression d’agir en prenant des mesures dont le coût est supporté par les seuls automobilistes et dont l’impact est mineur sur la survenance d’accident.
En effet, le défaut de ceinture à l’arrière n’est pas un facteur d’accident, à la différence de la consommation d’alcool (44% des accidents mortel) ou de la vitesse (23 % des accidents mortels). Au pire, il s’agit d’un facteur d’aggravation des blessures.
Alors que l’observatoire de la santé a révélé que l’alcool était le premier facteur générateur d’accidents mortels, en premier lieu la bière premier alcool consommé, il est édifiant que les aides directes et indirectes (défiscalisation incluses) à la production d’alcool sont supérieures aux sommes dépensées dans la prévention de la consommation.
La vitesse excessive est la deuxième cause de mortalité.
Dans la nuit du jeudi au vendredi du week end pascal, à 1h du matin, une équipe de TE TIA ARA a fait le trajet Punnauia Pk 12 à Mahina, col du taharaa, sans rencontrer un seul officier de police ou de gendarmerie contrôlant la vitesse ou la consommation d’alcool.
Il est affligeant que, pour éviter de mobiliser réellement les forces de l’ordre pour lutter contre causes réelles d’accidents mortels (dans l’ordre, alcool -bière essentiellement-, vitesse, défaut de maîtrise), de mettre aux normes les routes en terme d’éclairage et d’état de la bande de roulement ou pour protéger une grosse entreprise locale qui vit de la consommation de bière, des mesurettes (aménagement des bennes, obligation de la ceinture pour les enfants, sièges spéciaux pour les bébés, ceinture obligatoire à l’arrière) soient prises pour permettre aux décideurs de se donner bonne conscience à peu de frais.
TE TIA ARA demande la mise en oeuvre d’une vraie politique de lutte contre les facteurs d’accidents :
Réelle présence des forces de l’ordre sur les routes le week end aux heures d’entrée (0h-1h du matin) et de sortie des dancing (4h) ;
Interdiction totale de toute publicité directe et indirecte de la publicité en faveur de l’alcool (préconnisation du plan d’action du Comité de Lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie), notamment de mécénat auprès du sport scolaire par les marques de bière ;
Contrôle réel des magasins sur l’interdiction de vente d’alcool, avec mise en place du statut d’huissier de petit exercice pour les bénévoles d’association de consommateurs (préconisation du rapport d’enquête sur les marges et les prix de l’Assemblée de la Polynésie frnaçaise) ;
L’affectation réelle des taxes de l’Epap aux actions de prévention, notamment du centre d’alcoologie, plutôt qu’aux dépenses de communication inutile dans un magazine lu par 18.000 personnes pour 60.000 exemplaires.