
Le 23 avril 2009, par Tetiaara,
La manifestation de force des producteurs (http://www.tahitipresse.pf/print.cfm ?presse=27310) était annoncée pour la conférence agricole. Pour faire entendre la voix des consommateurs, nos représentants ont fait le choix de ne pas descendre des quartiers sociaux pour faire part de la position des consommateurs qui n’ont pas les moyens de consommer des légumes locaux trops chers et pesticidés.
La confrontation aurait certainement tourné au pugilat.
Néanmoins, nous soutenons la position du Service des affaires économiques et du Service du commerce extérieur.
Jursqu’alors, les quotas étaient arrêtés par la conférence agricole sur des chiffres sous estimés de consommation et sur estimés de production.
TE TIA ARA demandait depuis longtemps l’actualisation des données relatives à la consommation. L’étude TNS SOFRES est venue combler cette lacune.
Jusqu’à présent, des pénuries artificielles étaient créées par les producteurs sur la base d’engagement de mise sur le marché volontairement surévalués. Nous avons connu ainsi la flambée périodique depuis quelques années sur les salades et les tomates à des prix démentiels, car l’ouverture tardive des quotas implique un délai de 3 semaines avant la livraison des produits importés.
En attendant, la population est l’otage de prix ahurissants (600 F la salade !), cause de la forte inflation des produits alimentaires (+4,5% en 2008, un record sur 15 ans !), qui poussent les 25% de population les plus paupérisés a consommé des légumes en boîte, des pâtes ou du punu pua’a toro trop gras.
TE TIA ARA appelle le SAE et le SCE à poursuivre la réforme des quotas, dont les dérives ont été dénoncé par la Commission d’enquête sur les prix et les marges dans son rapprot final de février.
Ce système de protection est le plus mauvais de tous. Il promeut la mauvaise qualité et a pour effet de détourner la demande sur des produits moins chers non soumis à quotas ou sur des conserves.
Non à l’économie de pénurie ! Si des avantages peuvent être donnés aux agriculteurs, ils doivent l’être sous forme d’aides directes avec maintien de la concurrence extérieure et ces aides doivent être motivées par l’amélioration de la qualité sanitaire des produits agricoles locaux et la préservation de l’environnement par l’adoption de pratiques culturales nouvelles qui ne conduisent pas à l’érosion et à l’appauvrissement des sols et à la contamination des légumes et de l’eau par des pesticides et des engrais 4 fois supérieurs aux fruits et légumes importés (étude ITC de juin 2008 confirmée par l’association de défense de l’agriculture raisonnée : 30% des produits locaux contiennent des résidus de pesticides supérieurs aux normes européennes contre 8 % des fruits et légumes importés).
TE TIA ARA est prêt à discuter avec les agriculteurs de solutions modernes visant à favoriser le développement d’une agriculture de qualité et préservatrice de l’environnement.
La protection par les quotas a montré ses limites.
Nous vous proposons de nous voir et vous proposons deux solutions :
Fixation de normes sanitaires élevées ;
Mise en place d’une TDL avec reversement du produit de la taxe aux agriculteurs respectant un cahier des charges (contribution à la préservation du biotope et normes de production assurant au consommateur une production saine).
En tant que membre de la commission de la TDL nous sommes prêts à défendre ce dossier.
Cordialement,
Le Bureau de TE TIA ARA