Le 1er octobre 2009, par Tetiaara,
Le 28 septembre, l’association de défense des usagers a pris contact avec la société AREMITI (AREMITI FERRY et AREMITI EXPRESS) et la société de débeloppement de Moorea (MOOREA EXPRESS) en vue d’entamer les discussions sur un package de compensation en faveur des abonnés lésés par l’arrêté délibéré des rotations le 17 septembre dernier.
Cette prise de contact fait suite à une invitation publique restée sans effet de TE TIA ARA aux compagnies de ferries TAHITI MOOREA de proposer spontanément une compensation aux usagers qui ont dû prendre l’avion à la place des ferries arrêtés dans le cadre d’un conflit politico affairiste opposant les armateurs (soutenu par le maire de BORA BORA, Gaston TONG SANG) au sulfureux entrepreneur Bill RAVEL (soutenu par le Maire de FAAA et président de la collectivité territoriale, Oscar TEMARU).
L’association invite les abonnés lésés à se faire connaître auprès de Tunui LEGRAND, (tunui.legrand@yahoo.fr) afin d’être tenus informés des avancées des discussions ou de pouvoir faire valoir leurs droits en cas d’échec.
Pour mémoire, les compagnies de ferries du channel avaient interrompu le service mi septembre afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il retire la licence d’armateur donnée à Bill RAVEL pour assurer la liaison des ISLV avec son KING TAMATOA.
Les usagers s’étaient trouvés en difficulté, certains contraints de prendre un jour de congé, les autres astreints à prendre l’avion ou à dormir sur Tahiti.
Les quelques témoignages que nosu avons reçu mettaient en évidence des préjudices pouvant aller de 6.000 F à plusieurs dizaines de milliers de francs pour un entrepreneur.
Les contatcs établis avec les compagnies ont été plus ou moins frutueux. C’est avec la société qui gère la marque AREMITI que les échanges ont été les plus fournis et ont conduit la société à faire un geste pour ses abonnés. La société gérant Moorea Ferry n’a même pas pris la peine de nous répondre.
Les démarches amiables n’ont cependant pas abouti et la centaines d’abonnés dont nous avions les coordonnées informées.
Conformément aux directives du bureau, les intéressés ont été informés par notre webmestre (Tunui LEGRAND) que nous pouvions les soutenir pour aller plus loin.
Néanmoins, nul ne s’est manifesté (l’entrepreneur mentionné plus haut a évoqué la crainte d’être victime de représailles) .
Le nombre de réclamations que nous avions reçu avait été somme toute minime (5 maximum).
Il est probable que les usagers ont manifesté directement aux caisses des compagnies ou aux hotesses leur mauvaise humeur, et le temps a fait le reste.
Cependant, notre intervention a permis de sensibiliser les compagnies sur un risque contentieux qui jusque là n’avait pas été même perçu comme théorique.
Au vu du peu d’intérêt et d’investissement des usagers concernés, ce dossier a donc été classé sans suite.